L’Art sacré bouddhiste

Suite à la grande diffusion du Bouddhisme vers l’Asie du Sud-Est, la Chine, le Japon, la Mongolie, le Népal, le Tibet, le Bhoutan et le Ladakh, la représentation du Bouddha sera marquée par des particularités ethniques avec de subtiles variations dans les marges liées à la contrainte iconographique (respect des canons).

Ce n’est qu’au 8ème siècle, sous l’influence de Padmasambhava (gourou Rimpoché), qu’apparaîtront au Tibet et dans tout l’Himalaya les représentations en argile liées au Bouddhisme Tantrique avec son panthéon de divinités.
D’autres influences viendront du Népal à travers les artistes Newari, passés maîtres dans l’art de la fonderie.
De nos jours, malgré l’invasion chinoise, il demeure encore quelques artistes peintres et sculpteurs au Tibet, ainsi que quelques écoles au Bhoutan et au Ladakh.
On peut dire que depuis une trentaine d’années environ, l’art sacré dans ses diverses expressions commence à faire sa place en Occident.

Représentation du Bouddha :
De l’aniconisme à l’anthropomorphisme

L’art bouddhique indien primitif (1er siècle avant JC) représentait le Bouddha uniquement par des symboles liés aux épisodes de sa vie, tels que l’empreinte de ses pas, un trône vide, une roue et deux biches, un cheval, etc.

Ce n’est qu’à partir du 1er et 2ème siècle, sous l’influence de l’art hellénique (conquête d’Alexandre le Grand), que sont nées les premières représentations humaines du Bouddha en Afghanistan. Cet art est appelé «art du Gandhara» ou «art gréco-bouddhique».
Diverses écoles se sont développées en Inde à cette époque telles que :
les écoles de Mathura, d’Amaravati, du Gandharva, puis Gupta, s’influençant et s’inspirant les unes des autres